Archive de la catégorie : 'Du coeur à  l'ouvrage'

Christiane

Reste à faire rêver ….

La soirée-débat en compagnie d’Alain Krivine a été passionnante. J’avais dans la tête une question qui trottinait : la gauche fait elle encore rêver ? et si non, pourquoi ne fait elle plus rêver ? Et encore, qu’est ce qui fait rêver aujourd’hui ? et pourquoi pas : avons nous besoin de rêver ?
Alain est un homme d’engagement, de ce genre d’engagement basé sur des convictions susceptibles d’évoluer soit en fonction des analyses de la réalité (du contexte) soit en fonction des possibilités internes du mouvement qu’il porte. Il est un anti gourou et il a vécu toutes les situations qu’un homme politique peut connaître dans sa carrière : créer un mouvement, le transformer en parti politique, vivre l’opposition, connaître les responsabilités (et les frustrations) d’un parlementaire européen et aujourd’hui vivre la perspective de peser sur la scène politique française et de rassembler au sein d’un même mouvement la gauche ”contestataire” .
La gauche devrait toujours être contestataire, quand elle ne l’est plus, elle se fond dans un magma improbable qui lui enlève toute sa force de pertinence et d’alternative à une droite gestionnaire et asservie à l’intérêt des plus forts.
La gauche, par nature,  se doit d’être contestataire, impertinente, imaginative et audacieuse et tout cela avec une vision claire de son rôle au service des citoyens. Ceux ci attendent de la gauche, de meilleures conditions de vie pour tous, une meilleure répartition de la richesse produite, une vraie réponse aux problèmes liés à la mondialisation, aux défis climatiques, à la dégradation des libertés individuelles partout dans le monde.
C’est la condition pour faire rêver et si la politique ne fait plus rêver … nous laisserons la place aux gourous de tous poils et de tous bords !
Nous étions trois autour de la table, Alain Krivine, Michel Franceus (échevin Cdh de la culture) et moi. A nous trois nous représentons trois images de la gauche et tous trois nous partageons la même volonté d’engagement au sein d’une gauche plurielle et porteuse de valeurs. La Politique c’est avant tout cela : des valeurs et une capacité de les traduire au coeur même de la société.
Reste à faire rêver ….

Passer la frontière pour se rendre à son travail : 25 000 Français le font tous les matins, et 6000 Belges seulement. Le travailleur belge serait-il plus casanier ? L?explication est sans doute ailleurs : la France et la Belgique ont des régimes fiscaux différents, et le travailleur transfrontalier acquitte ses impôts dans son pays de résidence.

Deux éléments qui font qu?il est avantageux pour le transfrontalier français de travailler en Belgique : son salaire-poche sera près de 20% supérieur à celui du résident belge. Un entrepreneur belge l?accueillera volontiers, puisqu?à salaire égal, il pourra engager quelqu?un de plus qualifié. Dans le même temps, le taux de chômage dans la zone Tournai-Mouscron avoisine les 20%, et cette particularité fiscale n?y est sans doute pas étrangère.

Je dis bien « particularité fiscale », puisque l?OCDE recommande la pratique inverse : l?impôt doit être prélevé suivant le lieu d?activité du travailleur transfrontalier. Ce qui permet cette particularité, c?est une convention de 1964 entre la France et la Belgique. Le Ministre Reynders a signé une nouvelle convention, dans laquelle les travailleurs transfrontaliers conserveront ce statut particulier pendant 25 ans ! Contrairement au Ministre Reynders et à l?Unizo, je suis convaincue qu?une période de 5 ans devrait suffire aux entreprises pour s?adapter. La situation d?inégalité ne se prolongerait pas inutilement, et le taux d?emploi des régions transfrontalières cesserait d?être « plombé » d?une manière artificielle.

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Christiane

Une soirée autour de la discrimination

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Mardi 5 au soir, deuxième volet de la journée de l’Egalité. Christian Dupont excusé pour raisons personnelles, l’animateur de la soirée fut Edouard Delruelle, directeur du Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme. Après une présentation du contenu du nouvel appareil législatif antidiscriminations, le débat s’engageait sur base des questions posées par le public : des questions variées, reflétant bien les nombreuses formes que peut prendre la discrimination, et les différents aspects de la vie quotidienne qui peuvent la subir.

Le public est ainsi intervenu, entre autres, sur les cas concrets de la discrimination au logement (Comment prouver la mauvaise foi d’un propriétaire refusant une location, sur un motif arbitraire ?) et sur la discrimination à l’embauche (Faut-il généraliser l’usage du CV anonyme ?) Des sujets plus globaux ont également été abordés, proches des thèmes linguistiques (Peut-on être discriminé d’après la langue qu’on parle ?) ou de la morale religieuse. Qu’il s’agisse de l’évocation de cas personnels ou de questionnements plus généraux sur la société, les échanges se sont faits détendus, sans tabous, dans une ambiance cordiale et stimulante. Je remercie d’ailleurs à ce sujet Edouard Delruelle pour les réponses précises, pertinentes qu’il a apportées à des problématiques parfois complexes, et ce sans jamais verser dans la caricature. Merci, monsieur l’orateur ! Clin d'oeil

Christiane

“Désolé, c’est déjà pris !”

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Mardi 5 au matin, premier volet des manifestations organisées par PAC Mouscron dans le cadre de la campagne “L’Egalité, ça commence entre nous”. La Compagnie Maritime s’est installée parmi les étals du marché afin d’y présenter son spectacle interactif “Désolé c’est déjà pris”, centré sur le thème des inégalités au quotidien. François, un bonimenteur pas comme les autres, interpelle les badauds, en leur contant des histoires de discrimination feutrée et hélas trop banale : Josette, virée de son emploi de vendeuse à cause de son surpoids ; Anna, qui ne sera pas engagée, parce qu’elle est “étrangère” ; Michel, qu’on refuse comme locataire, car émargeant au CPAS.

Tous ces cas de discriminations tombent heureusement sous le coup de la loi : notamment, trois nouvelles lois ont été votées en 2007, qui renforcent les possibilités d’action contre les discriminations, que celles-ci soient fondées sur l’âge, le sexe, l’apparence physique, une prétendue race, l’orientation sexuelle, une situation de handicap, l’état de santé, la fortune… Contre cela, des moyens d’action existent ! Christian Dupont les détaillera, le soir, au cours d’une conférence-débat au Staquet.

Christiane

Punt aan de lijn

Questions existentielles ce matin au Sénat en Commission des Finances et de l?Economie ? Un sénateur Cd&v s?est exprimé au nom de l?opposition et a fait remarquer que tout était devenu compliqué puisque ? plus personne ne sait s?il est dans la majorité ou dans l?opposition ! En fait, c?est assez surréaliste mais c?est comme cela : il y a ceux qui pensent en être (du gouvernement), il y a ceux qui espèrent en être et ? tous se disent qu?il est grand temps de savoir car cela devient compliqué !


Nous discutions d?une proposition de loi visant à amener une discrimination positive en faveur des femmes dans le secteur de l?assurance vie.Une fausse bonne idée ! Il nous a fallu des années de militance pour que le concept d?égalité entre les hommes et les femmes s?inscrive enfin dans la loi, c?est le ministre Dupont qui a concrétisé ces valeurs dans un appareil législatif innovant et sérieux. Ces lois à peine votées, l?on en revient à des arguments fallacieux du genre : « par nature » les femmes etc ? Aucune étude scientifique ne montre qu?il y aurait une aptitude spécifiquement féminine à se préserver en bonne santé. A l?inverse, les femmes qui fument, boivent, sont stressées par leur activité professionnelle, ont une durée de vie prévisible, équivalente à celle des hommes. C?est le mode de vie qui importe, pas une capacité innée et liée au genre. Les discriminations que nous avons voulu éradiquer par la grand porte, reviennent par la fenêtre, aujourd?hui en faveur des femmes mais demain ? Alors, l?égalité c?est la non discrimination, point c?est tout, punt aan de lijn !

L’on commence enfin à voir ce à quoi va ressembler l’orange bleue : un mélange de projets contradictoires sans réelle ligne forte. Car enfin, en matière de justice et de délinquance juvénile il est urgent de déterminer une ligne claire entre prévention et répression. La répression n’a de sens que si elle est éducative et si les moyens sont donnés aux acteurs de terrain pour réellement accompagner le jeune dans un processus de réinsertion. La sanction ne doit jamais être un moyen pour s’enraciner dans la délinquance mais pour en sortir, cela demande une réflexion sur les raisons qui ont créé la situation, sans angélisme mais avec le sens des responsabilités partagées, notamment avec les parents. Si l’on n’arrive pas à mener des politiques familiales et éducatives qui contribuent à donner au jeune la perspective d’une vraie place dans la société, nous allons droit dans le mur. Il est temps de revenir à davantage de sens de la discipline et à montrer que l’épanouissement personnel impose aussi le respect des autres. L’alcool et la drogue font des ravages auprès de nombreux jeunes déboussolés et compromettent gravement leur équilibre psychologique. Les politiques devraient toujours intégrer des dimensions transdisciplinaires car le découpage en tranches des politiques a démontré son inefficacité, particulièrement en matière de lutte contre les assuétudes.

Christiane

De la mobilité…

Gouvernement ou pas, aujourd’hui je reprends un rythme de travail normal. Je vais à Bruxelles au Senat et je prends le train. Lors de la dernière législature, j’avais renoncé au train car les horaires irréguliers et tardifs rendaient l’usage des transports publics difficile. Mais maintenant, j’y vais. J’ai repris le travail législatif en mains et j’ai 22 propositions de loi en réserve, bien s?lles ne seront pas toutes réalisées mais je me rends compte que plus nous complexifions le système en y ajoutant des couches plus il y a de “trous” dans le filet de sécurité et certains de nos citoyens sont réellement lésés et leurs droits sont diminués. C’est particulièrement vrai pour les personnes vivant un handicap et les malades chroniques. Si nous revenons au chemin de fer, il faudra proposer au prochain ministre de faire Bruxelles-Mouscron en train avec une chaise roulante … cela devrait le faire réfléchir.

Christiane

Drôle de monde…

Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre en route dans ma nouvelle fonction mais maintenant, c’est fait ! Je prends plaisir à retrouver une vie “normale”, à faire les courses, rencontrer des amis et me désintoxiquer du stress perpétuel lié à la fonction. Cela ne m’emp?e pas de suivre l’actualité et de constater que … nous vivons dans un drôle de monde (en général mais plus encore dans ce microcosme que constitue la politique belge). Car enfin, l’orange bleue a bien du mal à ?e autre chose qu’un concept politique plus que vague. Nous attendons toujours un vrai projet politique qui s’articule autour d’autre chose que le plaisir d’avoir mis les socialistes dehors. Je me souviens d’un temps pas si lointain o?rtain se la jouait Sarko mais depuis …. rien que de l’image et du vent ! C’est un peu triste pour la Belgique qui mérite mieux et pour la Wallonie qui se “Ryanise” et a un besoin urgent de se décomplexer et d’avancer avec dynamisme vers un développement respectueux des travailleurs et des entrepreneurs aussi bien s?
Et ce n’est pas le pire, car le pire c’est …. cet été pourri qui nous la joue automne. Vivement le soleil et un peu d’optimisme !

Christiane

A coeur ouvert : un nouveau combat

Chères Amies, chers Amis,

Au terme de trois années de Gouvernement wallon, j’ai accepté la proposition du Parti de m’engager dans l’important combat fédéral qui s’annonce. A ce titre, je pr?rai serment cet après-midi au Sénat.

En tant que Ministre wallonne, j’ai vécu une expérience riche et passionnante tout au long de laquelle j’ai beaucoup appris. Ces trois années ont fait de moi une personne meilleure.

Je poursuivrai mon parcours politique dans l’esprit qui m’a toujours animée et continuerai mon inlassable combat pour une société juste et solidaire.

Il vous est bien évidemment loisible de me contacter quand vous le souhaitez. Mes coordonnées restent les m?s :
Christiane Vienne, Clos des Bougainvillées, 5 - 7700 Mouscron - 0473 78 04 34.

Christiane

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