Archive de la catégorie : 'Action'

Hier soir, dans le cadre de la conférence PAC-Mouscron, je recevais Rudy Demotte et Vincent de Coorebyter pour un débat consacré à L’action politique… Débat extrêmement intéressant pour les citoyens, puisqu’il réunissait sur le sujet le regard du politologue et du mandataire. Un débat relativement… inaccoutumé , puisque comme le soulignait Rudy Demotte, le temps de l’action politique est si complexe qu’on prend trop rarement le temps de disséquer l’action politique et de la mettre à plat.

100_8964

Cette soirée a donc été l’occasion d’aborder en profondeur plusieurs questions liées à la « politique », au sens premier de « gestion de la Cité ». Notre société évolue-t-elle de la démocratie à « l’émocratie », quand les décisions politiques sont appelées à être prises sous le coup d’une émotion collective plutôt que suivant un axe de réflexion et d’action ?

100_8958

Vincent de Coorebyter a relativisé le phénomène, en soulignant par ailleurs que ce n’est pas l’émotion en elle-même qui est mauvaise conseillère, mais une émotion particulière : la peur collective… qui suscite des réactions poujadistes, du « y’a qu’à » expéditif au phénomène de lynchage d’un coupable désigné par facilité…. Rudy Demotte a livré son témoignage d’acteur politique de premier plan, en soulignant la complexité du temps de l’action politique (celui visant à promouvoir l’intérêt général est-il le même que celui conditionné par les attentes des citoyens… ou des citoyens-électeurs ?).

100_8980

Autre thème de réflexion, la peoplisation des personnalités politiques, phénomène récent et incontestable selon Vincent de Coorebyter, et pour Rudy Demotte, relié à notre société de l’immédiateté, où l’image acquiert un statut et une signification prépondérante. Tempo de l’action politique, rapport aux médias, rapport à l’image… nous ont entraîné à réfléchir sur le troisième thème abordé : la marge de manœuvre de l’action politique face aux autres niveaux de pouvoir… Ceux des grands groupes économiques, par exemple, dont certain (Vincent de Coorebyter le soulignait) disposent de revenus équivalents à ceux d’un Etat… avec l’avantage de pouvoir agir et influer au niveau planétaire.

100_8989

Pour Rudy Demotte, cette marge de manœuvre s’inscrit également dans un rapport de forces… et l’essence même de la politique est de susciter une volonté suffisante pour modifier ce rapport au profit de l’intérêt général. Après avoir répondu aux questions du public (portant sur la possibilité d’un gouvernement mondial, les systèmes électoraux, l’objectivité de l’image médiatique, la place du citoyen…), la conclusion, en forme d’espoir tonique, a été formulée par Rudy Demotte : ‘Tant qu’on a de bonnes raisons de croire que notre système est perfectible par notre volonté, l’action politique n’est pas perdue !’

100_8999

Une journée de commissions au Sénat… Cinq sont à l’ordre du jour. Ce matin, les travaux de la Commission Intérieur ont notamment porté sur la mise en place d’un service citoyen. Je me suis rendue, ensuite, au Groupe de Travail sur le Vieillissement de la Population (j’en suis vice-présidente).

Ce midi, au Comité d’Avis pour l’Egalité des Chances entre les Femmes et les Hommes, nous préparerons les recommandations formulées dans le cadre de la lutte contre le « plafond de verre » (cliquez ici pour savoir de quoi il s’agit).

Et cet après-midi, deux séances de travail : la Commission Relations extérieures & Défense poursuit ses travaux sur un texte dont je suis rapporteur, et qui vise à une prise en charge transversale des problématiques liées au VIH (j’ai déjà évoqué le sujet sur ce blog, cliquez ici pour le relire).

Enfin, la Commission Affaires Sociales procédera à l’analyse de plusieurs dossiers inscrits à l’ordre du jour ; au nombre de ceux-ci, la proposition de résolution que j’ai déposée, et qui vise à une meilleure prise en compte des patients atteints de maladie dermatologiques sévères… Des maladies auxquelles les structures médicales, les agents administratifs… et le grand public ne sont pas assez sensibilisés actuellement, malgré la réelle portée invalidante de ces affections, dans la vie sociale, personnelle et professionnelle. Cliquez ici pour en savoir plus à ce sujet et lire le texte de ma proposition.

Et ce soir : retour sur Mouscron, pour accueillir Rudy Demotte et Vincent De Coorebyter dans le cadre de la conférence PAC-Mouscron, qui mettra au cœur des débats L’action politique aujourd’hui !

ps-journee-des-droits-des-femmes

Aujourd’hui, lundi 9 mars, c’est la Journée Internationale des Femmes… Une journée pour rappeler que l’égalité des chances, l’égalité des droits entre hommes et femmes est loin d’être acquise.

La semaine passée, comme je l’indiquais sur ce blog, j’étais à New York pour la session ONU dédiée au bilan de la Déclaration de Pékin : 15 ans après, quelle est la situation des femmes à travers le monde ? Au cours des journées de travaux, une réponse se dessine : si la situation globale évolue favorablement (en matière de droits civiques et de pleine participation à la vie sociale, notamment)… le travail à effectuer pour assurer l’équité des droits est… colossal, dans de nombreux domaines.

parchmentbanner2

Quelques exemples… l’accès à l’éducation, condition indispensable de l’émancipation : 130 millions d’enfants, dans le monde, ne sont pas scolarisés… 70% d’entre eux sont des filles. En matière sanitaire : les décès maternels liés à la naissance, ou à la suite d’avortements non-médicalisés, sont un réel problème : 535 000 femmes en sont victimes chaque année. En matière de protection judiciaire, trop peu de pays ont intégré des lois spécifiques sur le harcèlement sexuel et les violences conjugales. Dans la sphère du travail, l’écart salarial entre hommes et femmes est persistant : 17% en défaveur de celles-ci… En matière de prise de décision, économique ou politique : 10% des directeurs d’entreprises, seulement, sont des femmes, le taux est similaire pour les membres des conseils d’administration… et à peine meilleur en ce qui concerne la vie politique : moins de 20% des parlementaires dans le monde sont des femmes.

Des exemples parmi d’autres… sans aborder des domaines où les victimes sont principalement des femmes : prostitution, mutilations génitales, travail forcé, exposition aux MST, crimes « d’honneur »…

Et en Belgique ? Notre pays a accompli de notables avancées en matière de promotion des droits des femmes (notamment grâce à l’engagement du PS)… mais nous pouvons encore plus : au classement qui mesure le ‘Gender Gap Index’, nous sommes 19ème sur 128… mais 13ème seulement parmi les 25 pays de l’UE. L’égalité des droits est loin d’être atteinte dans de nombreux domaines, y compris dans notre pays… ne serait-ce que dans les stéréotypes liés à l’éducation, à la répartition des tâches domestiques, ou aux problématiques touchant à la maternité et à la naissance… à côté d’autres discriminations dans plusieurs secteurs.

Dans la foulée de la session de l’ONU, le Parti Socialiste Européen s’est engagé à promouvoir le droit à la santé sexuelle et reproductive des femmes à travers le monde, en particulier le droit à la santé maternelle… Le PSE lance à cette occasion une campagne internationale My body, my rights - Mon corps, mes droits pour sensibiliser le public. Un pas en avant dans l’amélioration de la condition des femmes !

Cliquez ici pour en savoir plus

…c’est mardi prochain, le 9 mars au Centre Staquet !

ddc

Le Ministre-Président de la Région Wallonne et de la Communauté Française, et le politologue et directeur du CRISP, seront les orateurs de la conférence-débat dédiée au thème de ‘L’action politique aujourd’hui’.

Quel est le champ d’action du pouvoir politique actuellement, dans une société où les niveaux de pouvoir se multiplient, des multinationales aux associations citoyennes ?

A l’issue du débat, la parole sera au public, qui pourra adresser ses questions et réflexions aux deux orateurs. La Bibliothèque de Mouscron, partenaire de PAC, proposera également une bibliographie sélective, pour prolonger la réflexion.

L’entrée est gratuite ! Rendez-vous mardi, 19h30, au Centre Culturel Marius Staquet (Place Charles De Gaulle, 7700 Mouscron)

lactionpolitiqueaujourdhui

Christiane

Fin des travaux, retour à Bruxelles

Dernier jour de travaux à la session de l’ONU sur la Condition de la Femme.

Ces quatre jours ont représentés beaucoup de rencontres, de nombreux débats et de nombreuses problématiques soulevées… La violence envers les femmes demeure une problématique primordiale, tant cette violence peut s’exprimer sous des formes diverses… En dehors de la violence purement physique, les femmes sont, dans des proportions grandissantes, victimes de la violence économique : elles sont les plus fragilisées par la libéralisation des marchés et, si elles accèdent davantage au marché du travail, c’est pour occuper les postes les moins rémunérés…

J’organisais en décembre une conférence sur Les nouvelles formes de pauvreté… il faut être attentif à cette nouvelle forme de pauvreté qu’est celle spécifiquement liée au genre. J’aurai l’occasion de développer sur ce blog plusieurs des thèmes abordés durant ces quatre jours… Pour le moment, je me prépare à rentrer… et, sitôt à Bruxelles, direction Val Duchesse pour participer à la journée d’étude concernant le cycle du renseignement !

Les maladies chroniques sont l’objet d’une attention continue de la Ministre de la Santé, Laurette Onkelinx. Voilà plusieurs mois, la ministre réunissait les avis et opinions de 346 associations de patients, afin de cerner les problématiques liées à l’état de santé… les problèmes vécus au quotidien, et les coûts qui grèvent le budget des personnes souffrant de maladies chroniques.

Ces consultations ont abouti à un « Programme pour les maladies chroniques » dont un volet spécifique a été dévoilé la semaine passée : celui de la douleur chronique… qui concerne un adulte sur cinq en Belgique !

Trois mesures ont été décidées pour une meilleure prise en charge de la douleur chronique : 36 équipes multidisciplinaires seront créées, qui travailleront de concert avec le service de revalidation des hôpitaux. 73 équipes agiront de façon transversale dans l’hôpital pour assurer le suivi des patients et sensibiliser les prestataires de soins. Enfin, une équipe de recherche universitaire soutiendra les hôpitaux-pilotes et formulera des recommandations sur base des expériences en cours.

Il s’agit d’un réel pas en avant dans la prise en charge de la douleur chronique, phénomène mal reconnu jusqu’ici… quand il n’était pas tout simplement ignoré !


douleur-chronique-2

Christiane

Double jeu, trouble jeu

A Manhattan, un chantier s’achèvera à la fin de l’année : celui du gratte-ciel qui abritera le Goldman Sachs World Headquarter… le QG d’une des plus puissantes banques d’investissement au monde.

La même banque qui a fait les gros titres des quotidiens aux Etats-Unis et en Europe la semaine passée, pour ses opérations financières en Grèce… opérations complexes et loin d’être éthiques. En 2002, dans son rôle de « banque conseil », Goldman Sachs a créé un produit financier sur mesure pour la Grèce, afin d’aider le pays à dissimuler une partie de sa dette à la Commission européenne. Trouble jeu, rémunéré à hauteur de… 300 millions d’euros en commissions.

Et comme la banque a eu accès à des informations précises sur les finances grecques lors des ces opérations appelées « de comptabilité créative », elle a pu les utiliser, cette fois en tant que banque d’affaires… en spéculant sur la dette grecque.

Une situation qui appelle plusieurs remarques… L’état d’esprit des grandes banques n’a pas changé : leurs discours qui promettaient de « moraliser la finance » n’est pas suivi d’effet. Le double jeu de Goldman Sachs est révélateur à ce sujet… et dangereux : les experts du monde financier soulignent les risques de création et d’éclatement d’une nouvelle bulle spéculative, fondée sur les dettes des Etats, devenus « clients » des grands organismes financiers.

Plus que jamais, pour éviter cela, il est indispensable que ces établissements soient astreints à un contrôle renforcé… et effectif au niveau international ! Au niveau national, j’ai signé une proposition de loi qui va dans ce sens, et qui établit une barrière entre les activités bancaires (cliquez ici pour la lire)


money

Christiane

« It’s up to you, New York »

Dans quelques heures, je prends l’avion à destination de New York, pour assister à un événement… historique : la tenue de la 54ème session de la Commission ONU de la Condition de la Femme. « Historique », car cette session est dédiée à l’évaluation de la mise en œuvre de la Déclaration de Pékin. Une déclaration ratifiée par 189 pays en 1995, et qui a constitué une « feuille de route » pour la promotion de l’égalité des droits pour les femmes et les hommes, à travers le monde.

Egalité des droits… le droit d’expression, le droit de réunion et le droit de vote… ce sont ceux qui viennent en premier lieu à l’esprit… mais, à côté des droits civiques, l’égalité se joue aussi dans d’autres domaines : droit à l’éducation, droit à l’accès aux soins de santé, droit à l’épanouissement personnel et sexuel…

Autant de thématiques qui seront abordées lors de cette session… Pays par pays, quelles sont les problématiques particulières, les solutions mises en œuvre ? Quels sont les progrès accomplis, et quel travail reste-t-il à accomplir ?

Je me réjouis d’avance de participer aux travaux de l’assemblée… et d’en être le rapporteur pour la délégation belge !

C’est une magnifique occasion de dresser un « état des lieux » mondial de la condition de la femme… et d’être confrontée à des problématiques et des réflexions nouvelles !

D’autant plus que cette session ne consiste pas qu’en un bilan : elle déterminera les pistes d’action pour les années à venir, notamment quant à l’accès des femmes à l’éducation, aux sciences et à la technologie.

Si la condition des femmes a fortement évolué dans le monde ces dernières années, c’est notamment grâce à une réflexion globale menée au niveau de l’ONU… Je suis persuadée que l’on peut aller encore plus loin… Et en cette matière, comme le dit Sinatra, ‘It’s up to you, New York !’

h-3-1010707-1188539809

Christiane

L’action politique en questions

Le mardi 9 mars, j’aurai le plaisir d’accueillir pour notre conférence PAC, deux acteurs éminents de la vie politique : le Ministre-Président de la Région wallonne et de la Communauté française, Rudy Demotte, et le politologue et directeur du CRISP, Vincent De Coorebyter.

Ces deux intervenants proposeront au public leur réflexion sur L’action politique aujourd’hui : de quelles marges de manœuvre un mandataire dispose-t-il ? L’importance croissante de l’image, des médias, de l’opinion publique influence-t-elle le rythme de la vie politique ? Assistera-t-on bientôt en Belgique à une peoplisation de la politique, sur un modèle anglo-saxon ?

A la suite du débat, le public sera invité à adresser ses questions à nos deux orateurs. Comme pour toutes les conférences PAC Mouscron, l’entrée est gratuite !

Rendez-vous le mardi 9 mars à 19h30 au Centre Staquet (Place Charles De Gaulle, 7700 Mouscron)

lactionpolitiqueaujourdhui

Next »