Réponse à une question écrite sur la situation des riverains de la chaussée de Lannoy à Froyennes

Réponse de Monsieur Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Question :

La presse relaie l’inquiétude des riverains de la chaussée de Lannoy, à Froyennes. En effet, a priori, sans en être prévenus, la SOFICO a procédé à l’arrachage des arbres qui les protégeaient du bruit de l’autoroute A16. Il semblerait que la SOFICO procède actuellement à des travaux sur les bords des autoroutes et des parkings.

Ces travaux visent à améliorer la visibilité afin de décourager les comportements répréhensibles sur ces aires de repos.

L’abattage des arbres le long de la chaussée de Lannoy fait partie des solutions mises en place pour lutter contre l’insécurité. Monsieur le Ministre est-il informé de la situation insupportable vécue par les riverains de la chaussée de Lannoy à Froyennes ? Y a-t-il d’autres situations similaires en Région wallonne ?

Ses services ont-ils analysé l’impact sonore inhérente à l’arrachage de ces espaces verts le long des autoroutes ?
Quelle est la variation en décibel mesurée ? Qu’en est-il de la destruction de ces biotopes spécifiques ?
Ses services se sont-ils concertés avec les services environnementaux ?

L’objet de ces arrachages semble viser à lutter contre l’insécurité, or les habitants concernés expriment un sentiment d’insécurité grandissant ? Monsieur le Ministre pourrait-il me donner son analyse quant à l’optimalisation de la sécurité via cet arrachage d’arbres à certains endroits ?

Réponse :

Il est effectivement procédé à des travaux d’élagage le long des autoroutes et des aires autoroutières afin de lutter contre l’insécurité (publique et routière) tant des usagers que des riverains.
Les arbres arrachés sont des arbres morts ou représentant un risque de chute. Les arbres sains permettant de mettre en valeur l’environnement sont maintenus.

Il apparaît qu’une meilleure visibilité décourage les comportements répréhensibles sur les aires de repos et leur environnement direct. On constate en effet moins de vols dans les maisons et entreprises environnantes, moins de dépôts de déchets, une diminution sensible des problèmes de mœurs…
Les risques de chute d’arbres ou de branches en période de grands vents sont également amoindris.
Quant à l’impact sonore, il est avéré que celui-ci ne soit pas influencé par la présence, ou non, de végétation.

Deux groupes de travail interdirections opérationnelles ont été mis en place pour traiter d’une part, de la politique globale du cycle de vie de l’arbre d’alignement et d’autre part, de la politique globale du cycle de vie de plantations ligneuses en bermes et terre-pleins. Ils regroupent des représentants de la Direction générale des Routes et des Bâtiments DGO1, la Direction générale de l’Agriculture, des Ressources naturelles et de l’Environnement DGO3 et la Direction générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement, du Patrimoine et de l’Énergie DGO4. Une vision globale pour le Service public de Wallonie a ainsi été définie en la matière.

Suite à cette vision interdépartementale, un protocole d’accord sur le mode de gestion et sur les opérations d’entretien de ces boisements a été signé par les 3 Directeurs généraux le jeudi 18 janvier 2018. Ce protocole d’accord met en place les meilleures pratiques possible avec comme ligne directrice la sécurité des usagers, et ce dans le cadre du respect du développement durable.

Sans détailler tout le protocole, il est convenu que dans les 3 ans qui viennent, les opérations de sécurisation continueront à se dérouler comme actuellement, par des opérations de recépages favorisant la régénération naturelle et que, par la suite, l’ensemble de ces plantations sera géré sur le principe de la lisière étagée qui favorisera encore plus la biodiversité et permettra de conserver la trame verte paysagère de nos autoroutes. De ce fait, aucune perte environnementale et/ou paysagère ne sera donc encourue.

En ce qui concerne plus particulièrement le parking de Froyennes, les mises à blanc sans extraction racinaire ont été décidées suite à la demande des services de police et d’une réunion de sécurité par rapport aux migrants avec l’ensemble des gouverneurs provinciaux.

De plus, la création d’un nouvel accès au zoning via un giratoire imposait également la réduction de ces massifs boisés.

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