Réponse à une question écrite sur les suites et l’état des lieux de l’appel à projets « circuits courts »

Réponse de Pierre-Yves Jeholet, Ministre de l’Economie, de l’Industrie, de la Recherche, de l’Innovation, du Numérique, de l’Emploi et de la Formation

Question :

Le Gouvernement wallon a voulu un appel à projets pour soutenir le développement des filières et circuits courts. Cet appel à projets, lancé en 2016, avait donc pour objectif de soutenir des actions concrètes de développement économique qui permettent de créer des filières courtes, complètes et structurées pour rencontrer la demande des consommateurs. Concrètement, l’idée est de soutenir la création de « communautés territoriales de circuits courts » sur le territoire wallon, permettant la création de liens entre l’ensemble des acteurs « circuits courts » d’un territoire, du producteur au consommateur.

Sept projets ont été retenus et sont financés sur deux années. Un comité d’accompagnement des projets est opérationnel.

Monsieur le Ministre pourrait-il me préciser son mode de fonctionnement ?

Pourrait-il me présenter les actions concrètes mises en œuvre de développement économique qui promeuvent la démarche multi-acteurs attendue ?

Ces démarches ont-elles abouti à la coconstruction des actions collectives en filière courte sur chacun des territoires couverts par les opérateurs ?

Quelles sont-elles ?

Le Gouvernement wallon va-t-il réitérer ce type d’appel à projets favorisant pragmatiquement la consommation et la production wallonnes locales tout en limitant les émissions de CO2 dans la mise en pratique des circuits courts ?

Réponse :

En novembre 2016, le Gouvernement décidait de mesures visant à favoriser la consommation et la production en Wallonie. Dans ce cadre, un appel à projets a été lancé pour soutenir le développement des filières et circuits courts. Plus précisément, cet appel à projets vise à encourager la création de différentes communautés territoriales pour développer des projets économiques innovants dans le secteur agroalimentaire.

Une enveloppe de 1 050 000 euros est prévue pour les sept projets. La subvention accordée dans le cadre d’une convention porte sur un montant de 150 000 euros par projet pour une durée de deux ans. Les conventions de partenariat ont été établies et chacun des chefs de file des sept projets intègre la mise sur pied d’un comité d’accompagnement, constitué de représentants du porteur de projet et au moins un de ses partenaires, de l’AEI, d’un représentant du Ministre de l’Économie ainsi que d’un représentant du SPW- DG06-Direction de l’Économie sociale.

Par ailleurs, le comité d’accompagnement peut également inviter des experts reconnus sur la thématique. Ce comité d’accompagnement a entre autres pour mission d’élaborer des propositions pour la mise en œuvre d’actions en cohérence avec la stratégie et les actions menées à l’échelle wallonne, de s’assurer de la conformité des actions menées avec le plan d’actions ou encore d’approuver les rapports d’activité.

La démarche multi-acteurs et le maillage ont été voulus dès le début du processus. En effet, l’un des critères pour le dépôt des projets était qu’il soit porté par aux minimum trois partenaires – dont un opérateur du réseau AEI – et également soutenu par aux minimum trois « parrains » : des entreprises du territoire, des personnes-ressources du monde académique, etc. La complémentarité, l’ancrage territorial ainsi que la volonté des partenaires du projet d’insuffler une large mobilisation des acteurs économiques, institutionnels, associatifs et citoyens sur le territoire devait en outre être avérée.

Les conventions de partenariat ont été conclues en juin et septembre de cette année : les projets en sont dès lors dans leur première phase de mise en œuvre. Ils doivent se développer sur une durée de 2 ans. Il est donc prématuré d’en tirer un premier bilan.

Toutefois, à ce stade, plusieurs actions concrètes ont déjà été engrangées sur les différents territoires. De manière non-exhaustive, on peut notamment citer la réalisation de diagnostics territoriaux, l’organisation de rencontres visant à la réflexion autour d’un groupe-porteur pour le lancement d’une nouvelle coopérative de producteurs, la réalisation d’un programme informatique de e-commerce pour les coopératives en circuits courts ou encore divers évènements de sensibilisation et de fédération autour des circuits courts (producteurs, transformateurs, citoyens…).

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