Réponse à une question écrite sur la réhabilitation du canal de l’Espierre à Estaimpuis

Réponse de Monsieur le Ministre Maxime Prevot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine

Question :

Le canal de l’Espierre à Estaimpuis est un des moteurs du développement touristique de l’entité.
Malheureusement, une portion du chemin de halage faisant partie du RAVeL international W4 Leers Nord –
Anhée est complètement inutilisable et attend une réhabilitation.
Dans sa réponse du 22 décembre 2014 concernant la problématique du niveau praticable du chemin de
halage pour les vélos et les personnes à mobilité réduite du canal de l’Espierre à Estaimpuis, Monsieur le
Ministre précise que le mauvais état du chemin de halage (en asphalte) est dû principalement au
soulèvement du revêtement par les racines de l’alignement classé des peupliers implantés en bordure du
chemin. La réfection provisoire de certains tronçons a eu lieu en son temps.
L’administration étudiait à l’époque cette problématique. Il me revient qu’elle a bien déterminé une politique
de replantation et a introduit une demande de permis de bâtir refusé notamment sur l’argument des «
Monuments et sites » concernant l’alignement classé des peupliers.
Monsieur le Ministre peut-il préciser l’état d’avancement de la demande de permis de bâtir et les propositions
faites pas son administration quant au remplacement des quelque 1.500 peupliers à abattre ? Peut-il
présenter le budget et la planification de ces travaux de réhabilitation de ce tronçon primordial au
développement touristique de la commune d’Estaimpuis ?

Réponse :

Le Canal de l’Espierre est effectivement bordé, sur ses deux rives, d’alignements de 1608 peupliers (871 en rive gauche et 737 en rive droite) et de 16 arbres isolés d’autres essences. Ces arbres donnent à ce site des caractéristiques paysagères indéniables, ce qui a d’ailleurs valu que le site soit classé.

Une part non négligeable des peupliers qui constituent ces alignements ont été plantés, il y a plus de cinquante ans et ont atteint, voire même dépassé, leur maturité.
Depuis plusieurs années, des dégâts importants, tels que chutes de nombreuses branches charpentières et têtes d’arbres arrachées par le vent, fissures verticales, pieds creux, présence de champignons, sont régulièrement constatés et sont source de risques importants pour la sécurité des très nombreux promeneurs et autres usagers empruntant le chemin d’entretien repris dans le réseau RAVeL.

Au vu de la situation, mon administration a fait réaliser une inspection sanitaire de ces arbres, de laquelle en a découlé la décision de remplacer l’entièreté de la plantation d’alignement de peupliers classés bordant le canal, tant en rive gauche qu’en rive droite.
À ce jour, 163 arbres ont dû être abattus pour des raisons impérieuses de sécurité (91 en rive gauche et 72 en rive droite).

Par ailleurs, le système racinaire des peupliers a entraîné également des dégradations importantes au chemin d’entretien et présente un risque de déstabilisation de la berge même du Canal. Plusieurs réparations ponctuelles provisoires ont déjà été réalisées sur l’ensemble du chemin pour notamment reboucher les trous générés par le pourrissement des racines ou restaurer le revêtement soulevé.

Le permis d’urbanisme a effectivement été refusé par le fonctionnaire délégué en date du 2 septembre 2016, refus portant essentiellement sur le choix de l’essence de l’arbre. Un recours a été introduit, par mon administration, en date du 29 septembre 2016, au Gouvernement wallon. Ce recours est toujours en cours d’instruction. Dans l’hypothèse d’une issue favorable de celui-ci, la délivrance du permis devrait se situer dans le courant du premier trimestre de cette année.

Les travaux à réaliser consistent en l’abattage et la plantation d’arbres ainsi que la réfection du chemin de halage. Les travaux de plantation et de voirie sont indissociables pour des raisons techniques, administratives (imposition du permis), et de mobilité (limiter la durée et la longueur des itinéraires de déviations). Les documents de marchés publics vont être prochainement transmis à l’approbation de l’Inspection des Finances. Ils représentent un montant total estimé à 2.700.000euros. Ils feront l’objet d’un marché phasé en trois tronçons, avec un délai d’exécution si situant entre 70 et 80 jours ouvrables par tronçon. En fonction des disponibilités budgétaires, le début des travaux pourrait se situer fin 2017-début 2018.

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