Archive pour novembre, 2008

 

La distinction entre les aides-soignants et aides familiales repose sur les actes posés. L?aide-soignant assiste les infirmiers dans leurs tâche professionnelle, et est amené à exécuter certains actes médicaux ; l?aide familiale accompagne les personnes âgées, malades ou handicapées, leur procurant assistance sur le plan de la vie quotidienne, sanitaire et social.

Cette distinction se traduit au niveau des compétences : celles des aides-soignants sont régies par le fédéral, celles des aides familiales sont régies par les Communautés. Par un décret daté du 18 juillet 2008, le gouvernement flamand attribue aux aides familiales la possibilité de poser des actes médicaux.

Conséquence : en Flandre, désormais, des personnes sans qualification médicale peuvent désormais poser des actes dépassant les prestations sanitaires (prise de pouls, certains soins, aide à la prise de médicaments,?), ce qui pose question en termes de santé publique? et d?égalité de traitement au Nord et au Sud du pays, tant pour les patients que pour les travailleurs du secteur.

La vigilance doit être de mise sur le sujet, tant ses implications sont multiples.  Hier, en séance plénière du Sénat, j?ai interpellé Laurette Onkelinx, Ministre de la Santé, à ce propos, afin de connaître l?état d?avancée actuel du dossier et les pistes de résolution possibles. La Ministre partage mon inquiétude à ce sujet, et considère qu?il s?agit d?un problème majeur. Laurette Onkelinx a annoncé la création d?un groupe de travail chargé d?examiner la question et de parvenir à un accord avant la fin de l?année. A défaut d?accord, la Ministre n?exclut pas d?introduire un recours en annulation.

Pour lire la réponse de la Ministre de la Santé, cliquez ICI 

 

Christiane

Une visite de femmes au Sénat

 

Lundi prochain, la Commission des Droits de la Femme et de l?Egalité des Genres du Parlement Européen accueillera une délégation de l?Union Nationale des Femmes Sahraouies (UNFS), à l?occasion d?un échange de vues intitulé « La situation des femmes au Sahara ». A l?occasion de leur séjour bruxellois, Fatma Mehdi, secrétaire générale de l?UNFS,  et Khadija Moutik, syndicaliste, ont également visité le Parlement. Je les ai accueillies ce vendredi au Sénat ; la discussion a porté sur les conditions de vie au Sahara Occidental, sur la condition des femmes et la situation des Droits de l’Homme dans les zones occupées. 

Christiane

Distribution de préservatifs !

En prélude à la journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, le MJS Wallonie picarde organise une distribution de préservatifs à Mouscron, Ath et Tournai, ce samedi soir ! Dans la région de Mouscron, nous serons plusieurs à aller sur le terrain, à votre rencontre, dans les lieux festifs? pour une soirée fun et sympa en perspective !

Intéressés de vous joindre à nous ? Envoyez-moi un mail à contact@christianevienne.be !

 

Christiane

Une visite civique… et sympathique !

 

Hier, mercredi 26, le Bureau d?Accueil Bruxellois des Personnes d?Origine Etrangère organisait à destination de ses membres une visite du Sénat, et une rencontre avec un parlementaire. J?ai accepté volontiers de répondre aux questions, posées par un groupe intéressé par le fonctionnement de la vie politique nationale. La visite s?est accompagnée d?une discussion au cours de laquelle plusieurs sujets de préoccupation ont été abordés : notamment la régularisation des sans-papiers et la situation politique internationale, mais aussi l’accès aux soins de santé, la baisse du pouvoir d’achat, la crise financière et son impact sur la vie quotidienne.

Christiane

“Vivre avec la maladie au quotidien”

Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre le SIDA, le Mouvement des Jeunes Socialistes de Wallonie Picarde et l’USC de Frasnes organisent un petit déjeuner équitable, suivi d’une conférence-débat intitulée « Vivre avec la maladie au quotidien ».

L’évenement a lieu le samedi 29 novembre à 9h en la salle « Chez Axel » (Chaussée de la libération, 14 à 7911 Hacquegnies - entité de Frasnes-lez-Anvaing).

Le prix du petit déjeuner est fixé à 3?. Inscription obligatoire auprès de :
- Sylvain Uystpruyst (0472/53 81 51 ou sylvain.uystpruyst@swing.be ) ;
- Emilie Comblez (0497/784814)

Venez nombreux !

Aujourd?hui, c?est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Le sujet de la violence conjugale est loin d?être anodin, et les chiffres livrés par la Police fédérale sont, à cet égard, éloquents. L?année passée, 56 043 délits de ce genre ont été enregistrés en Belgique ? soit plus de 153 par jour ! Un chiffre effarant, d?autant que ne sont pris en compte que les faits dénoncés à la police : un grand nombre d?actes de violence conjugale demeurent occultés, et les victimes de ces faits les subissent souvent ?en silence?.

Quand on évoque les violences conjugales, ce qui vient d?abord à l?esprit, ce sont les images de violences physiques : coups, actes sexuels forcés, viols?

Mais il existe également des formes de violence plus feutrées : la violence psychologique (insultes, menaces, humiliation, volonté de prise de contrôle par le partenaire, ou d?imposer une restriction de l?autonomie). Violence économique, également : contrôle des achats personnels, contrôle exclusif du budget familial par le partenaire, parfois jusqu?à l?exploitation financière. Des formes de violence aux effets peu immédiatement constatables, mais souvent plus dévastatrices.

Les violences conjugales touchent toutes les catégories sociales de population ; par contre, elles affectent principalement les femmes (0,7% des victimes de violence conjugale sont des hommes). Trop souvent encore, on considère de tels actes en estompant leur caractère inexcusable : « Ce sont des choses qui arrivent dans un couple » ; « Ce n?est pas bien grave »? Et trop souvent, les actes de violence sont passés sous silence par les victimes, par peur, (fausse) culpabilité ou honte.

Parmi les actions proposées lors de cette Journée internationale : le Centre Staquet accueille une exposition intitulée Les violences (accessible tous les jours de 9h à 16), une représentation des Monologues voilés le 25 à 20h30 et une conférence le 27 à 18h.  Les Femmes Prévoyantes de Wallonie Picarde distribueront des rubans blancs toute cette semaine? Un ruban à porter comme un signe d?engagement : celui de refuser les actes de violence faite aux femmes, et de lutter contre le silence qui trop souvent les entoure !

 

 

Mardi prochain, j?organise un café-philo sur le thème de l?engagement, avec comme orateur Elio Di Rupo ! Ce n?est pas le président de parti que j?ai convié : c?est l?homme engagé, qui reviendra sur son parcours personnel, sur les conditions de l?éveil de sa conscience politique et ses premiers actes militants.

Plusieurs questions seront abordées : Pourquoi s?engager ? Qu?est-ce qui pousse quelqu?un à s?investir pour changer la société ? Les jeunes ont-ils moins d?idéaux aujourd?hui ? L?engagement et le militantisme, le pouvoir d?indignation sont-ils passés de mode ? Ou adoptent-ils d?autres formes ?

Elio Di Rupo répondra ensuite aux questions du public. Invitation cordiale à tous !

Le mardi 2 décembre à 19h30. Entrée gratuite.

Attention ! Ce café-philo, exceptionnellement, a lieu à la Maison de la Culture de Mouscron (Rue du Beau-Chêne).

Infos : 056 / 33 49 09 ou contact@christianevienne.be

La conférence « La Belgique aujourd?hui?et demain ? » a fait salle comble, hier soir, au Centre Staquet ! Le public s?est déplacé en masse pour assister au débat entre Marc Uyttendaele et Francis Delpérée sur les institutions belges et l?avenir du pays.

Les deux constitutionnalistes ont dressé un tableau historique et contemporain du système de fonctionnement belge, avant d?intervenir sur les thématiques qui y sont liées : le communautaire, la surenchère permanente dans le discours politique flamand, le statut de minorités et de facilités?

En filigrane, une question, traduite par Francis Delpérée dans cette formule : « Comment s?autoriser des problèmes si importants dans un pays qu?on peut traverser sans devoir faire un plein d?essence ? » Les deux orateurs ont exposé les enjeux liés à l?avenir du pays avec clarté et pédagogie, sur un ton libre et dans une bonne humeur communicative, malgré la gravité ponctuelle du sujet. Une des conclusions : le futur des Belges réside en grande partie dans « leur fabuleuse capacité de cohabiter et trouver des solutions ».

Les questions du public ont été nombreuses ! La viabilité d?une scission ou d?une sécession, la comparaison avec les relations entre communautés dans d?autres pays, le rôle de l?Europe, celui de la monarchie? autant de sujets qui ont été également abordés (et comme le disait Marc Uyttendaele : « Il y a là de la matière pour trois soirées ! » ). Un grand merci aux deux orateurs, Francis Delpérée et Marc Uyttendaele, pour leur disponibilité et leur clarté ! Au total, une soirée qui a su explorer un sujet dense et parfois technique, en conservant un ton agréable et pédagogique.

La prochaine soirée PAC que j?organise : le café-philo « S?engager aujourd?hui »  au cours duquel Elio Di Rupo expliquera son parcours de militant et s?interrogera sur les questions liées à l?engagement. (Mardi 2 décembre ? 19h30 à la Maison de la Culture de Mouscron (rue du Beau-Chêne))

Christiane

Ce soir : questions sur la Belgique !

Un rappel : ce soir, c’est la soirée PAC que j’organise sur le thème “La Belgique aujourd’hui… et demain ?”. Francis Delpérée et Marc Uyttendaele, après avoir retracé l’histoire des institutions belges et en avoir expliqué le mécanisme, livreront leur réponse à la question… et répondront à celles du public.

Ce soir, 19h30, Centre Culturel Marius Staquet (Auditorium Demeyere), Place Charles De Gaulle, 7700 Mouscron

Entrée gratuite !

Infos : 056 / 33 49 09

 

(Cliquez sur l’image pour voir l’affiche en grand !)

Christiane

Vivre vieux / vivre mieux ?

Dans Le Soir d?aujourd?hui, la sociologue Marie-Thérèse Casman attire l?attention sur le paradoxe qui entoure l?accroissement de l?espérance de vie dans la société occidentale : « Après avoir tout fait pour allonger la durée de vie, en améliorant les conditions de vie, de travail, de santé, le vieillissement est soudain devenu un problème grave ».  La place accordée aux seniors dans les années futures, la gestion des particularités liées à ce qui est presque devenu une « nouvelle catégorie sociale », sont des enjeux majeurs pour l?avenir ? et déjà pour le présent.

Une catégorie d?âge qui « comptait peu » il y a quelques années, reléguée en périphérie des interactions sociales au terme de la vie active, s?est muée en question de société. La retraite n?est plus considérée comme le dernier répit avant la fin : maintenant, il s?agit plutôt d?un commencement ! ?avec un impact considérable sur une série de thèmes afférents :la politique de l?emploi, la sécurité sociale, les modes de vie, les liens entre générations? Les aînés ont acquis une forme de reconnaissance : les instituts de marketing les ont identifiés comme public-cible important au point de vue de la consommation?  

Cependant, il n?y a pas, à proprement parler, de problématique sociale spécifique à l?avancée en âge, mais plutôt une accentuation des phénomènes préexistant : pauvreté, solitude, santé défaillante, maltraitance, etc. Les « personnes âgées » ne constituent pas un groupe social homogène (pas plus que les « ados » ou les « quinquas ») : c?est au contraire l?hétérogénéité qui est la règle : différences de revenus, de capital culturel, relationnel?

A ce sujet, signalons que la Confédération des Pensionnés Socialistes, l?Espace Seniors, la Ligue Libérale des Pensionnés, l?Union Chrétienne des Pensionnés, la Fédération Indépendante des Seniors et l?AFUTAB  ont décidé d??uvrer ensemble. Ces associations, rejointes par la Ligue des Familles, ?Courant d?-ges? et ?-ges et Transmission? ont coordonné leurs activités pour promouvoir et défendre les intérêts des aînés, via  l?ASBL  CAS (Coordination des Associations des Seniors), dont Luc Janssens a été nommé président.

Le PS avance depuis plusieurs années sur ces  thématiques, à travers la Commission Aînés que je préside. Ce travail de réflexion est important, car la condition d?aîné n?est pas idyllique : la revue médicale The Lancet attire l?attention sur le sujet dans sa livraison du 17 novembre. Pour la revue britannique, l?attention ne doit pas tant être portée sur l?espérance de vie que sur les healthy life years (HLYs, ou « espérance de vie en bonne santé »). En considérant le taux particulier de cette « espérance de vie en bonne santé », on constate des disparités énormes à travers l?Europe. L?étude souligne en conclusion que « sans amélioration majeure en matière de politique de santé, l?objectif d?un accroissement de la participation des personnes âgées au marché du travail sera difficile à accomplir en Europe ».  

En Belgique, l?espérance de vie est actuellement de plus de 78 ans pour les hommes, et de 83 ans et demi pour les femmes,  tandis que l?espérance de vie en bonne santé, pour les deux sexes, n?est que de? 68 ans et demi. 

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