Christiane

Du sang-froid et du courage

Je regrette la démission du Premier ministre, d?autant plus que des mesures socio-économiques, importantes et nécessaires pour le citoyen, avaient fait l?objet d?un consensus. Ce dont les citoyens ont besoin aujourd?hui, c?est un gouvernement qui puisse s?occuper des problèmes quotidiens.

Dans les heures qui viennent, il faudra veiller à conserver son sang-froid face aux solutions de facilité ou aux attitudes matamoresques. Il faudra également faire preuve de courage pour dépasser les incertitudes, oser discuter et rechercher des solutions en faveur de tous les Belges.

2 Responses to “Du sang-froid et du courage”

  1. baumon 17 juil 2008 at 18:46

    Bonjour,

    Je partage votre point de vue, la démission d’Yves Leterme est regrettable, j’ai d’ailleurs en tant que francophone et citoyen belge transmi mes encouragements à ce dernier.

    Yves Leterme, était un premier incontestable démocratiquement élu avec 800000 voix.

    Ayant eu l’occasion de le rencontrer au 16, il m’est apparu comme un homme simple, travailleur et courtois, s’exprimant parfaitement en français et nous tenant même la porte du 16 ouverte !

    Souvent linché dans la presse des deux communautés, probablement même à bout, compte tenu du blocage des négociations. On ne peut d’ailleurs que pointer du doigt les surenchères verbales de certains politiques du Nord et du Sud, à travers les médias, qui n’ont, probablement, qu’ajouté du bois au brulôt communautaire pour probablement de basses raisons particratique (les régionales n’étant plus si loin…).

    Pourtant ce premier Ministre semble avoir rempli son boulot de premier fédéral, un budget, des décisions et des accords de gouvernement jusque 2011.

    Les précédents n’ont le plus souvent que fait pareil en rentrant le communautaire dans un grand frigo, la ou Leterme à dû lui, affronter cet écueil jusque là jamais franchit.

    Il est à souhaiter que l’équipe fédérale actuellement en place soit reconduite par les mêmes, avec le premier toujours premier, et que les débats institutionnels et communautaires retrouvent leur vrai terrain : un dialogue entre régions & communautés dans la totalité démocratique qu’elles représentent et le respect constitutionnel.

    Il est aussi à espérer que nos ministre fédéraux puissent être affranchit d’une certaine ‘féodalité’ particratique, ou les bureaux de parti font parfois pression pour des raisons obscures et régionalistes. Le niveau fédéral devant pouvoir être aux mains de femmes et hommes d’Etats et dans un esprit de bonne gouvernance, notamment sur un plan socio-économique et dans l’intérêt général et non particratique et particulier.

    Pour la parenthèse la ou on cherche à donner l’exemple en disant notamment aux palestiniens et israéliens qu’ils sont condamnés à s’entendre et donc à faire la paix, j’ose dire que c’est encore plus évident, naturel et légitime entre les flamands et les francophones de notre pays et ceci dans l’intérêt commun.

    Pourtant dans les débats, surtout dans les choix des mots, les politiques font souvent le jeu, peut-être inconscient de cette surenchère : qu’ils aillent se faire voir, nous ne sommes demandeurs de rien, NON, ceci sont bien des mots et des phrases prononcées par des hommes et femmes politiques dans les médias !

    Il serait intéressant d’en faire un recueil, pour constater que la barre a été placée tellement haut, que nous étions avant même le début d’une négociation dans une logique d’échec, logique cultivée à des fins parfois très peu objectives, voir partisanes.

    Souvent on parle des 400 jours depuis les législatives de 2007, mais on oublie aussi les mois, si ce n’est les années durant lesquelles un dialogue était demandé sinon nécessaire, avant d’en arriver aux situations extrêmes d’aujourd’hui, et de finir enfin par simplement reconnaître que le pays à besoin d’une modification de ses structures fédérales, régionales et communautaires.

    Il est toujours l’heure d’en tirer les conclusions et de ne plus acheter du temps au temps, et de s’engager vers un vrai débat, sans pour autant être ‘pigeonné’ comme je l’ai parfois lu et entendu de politiciens.

    Un échec ne pourra dès lors plus être reproché, pour autant que tout aie été tenté, dans l’objectivité, l’honnêteté et le pragmatisme, et de nouvelles élections n’y changerait strictement rien, si ce n’est rendre la vie politique encore plus improbable entre les 2 communautés linguistique.

    Cordialement.

    Olivier Baum

  2. Christianeon 18 juil 2008 at 12:20

    Merci de vos commentaires riches et encourageants !

    Christiane

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