Archive pour novembre, 2007

Christiane

PAC Mouscron…

J’ai accepté de devenir présidente du PAC (Présence et Action Culturelle) de Mouscron. Hier soir, nous étions en réunion autour d’un verre, chez moi, et préparions à quelques uns et quelques unes notre programme pour 2008, parmi les participants, des “militants de base”, motivés et plein d’idées. J’ai une profonde estime pour tous ceux qui consacrent de leur énergie, de leur temps, bénévolement pour leurs idéaux, même quand ils sont déçus, même quand ils sont découragés. A chaque fois que j’ai eu envie de jeter l’éponge, de me demander pourquoi, pour qui et jusqu’où j’accepte de m’abimer … ce sont eux qui m’ont donné envie de continuer.
Hier soir, c’était un réel bonheur de refaire le monde ensemble, de discuter politique, de faire des projets tout simplement. Cette fraternité-là n’a pas besoin de s’afficher, les égos sont mis de côté et … que ça fait du bien !
Christiane

Les fêtes approchent …

Les fêtes approchent et les sirènes  de la consommation hurlent au maximum et … qu’il est difficile de leur résister. C’est une période difficile pour beaucoup. En effet, tout pousse à offrir les plus beaux cadeaux, à manger, à boire et lorsque l’on dispose de petits moyens c’est une occasion de se faire plaisir, de passer un bon moment et d’offrir le meilleur à ceux que l’on aime. Je ne veux pas jouer les rabats joie mais il faut sans aucun doute réfléchir au sens que chacun d’entre nous veut donner à la fête et aux effets désastreux de l’abondance de cadeaux sur les enfants notamment. Comment “faire plaisir” à l’enfant qui a déjà tout, comment l’émerveiller et lui donner envie de faire fonctionner son imagination, lui “ouvrir les yeux” sur une autre réalité. Nous sommes allés tellement loin dans une société du “je suis ce que je possède”, que le cadeau est devenu une valeur marchande et a perdu son sens initial.
“Je ne suis plus rien”, c’est l’expression que  la presse relayait aujourdhui au sujet de Jean Claude Vancauwenberghe. Mais alors … on n’est plus rien quand on perd son emploi, quand les lumières s’éteignent  ?
J’en appelle à un front de salut public contre la marchandisation de nos identités, apprenons à exister par nous même, simplement par nous mêmes et apprenons à nos enfants que le plus beau cadeau de la vie, c’est la vie.
Christiane

Mouscron conviviale…

S.E. M.Weerasinghe, Ambassadeur du Sri-Lanka en Belgique  On ne peut panier que l?ambiance était là  Une atmosphère bon enfant   

C’était mon apéro ce matin ! Un moment comme il n’y en a qu’à Mouscron, on y parlait le français, le flamand de chez nous et même l’anglais avec S.E.M. l’Ambassadeur du Sri Lanka qui m’a fait l’amitié d’être présent en soutien à l’action de parrainage d’un hôpital sri lankai par l’hôpital de Mouscron. Mouscron est une commune à facilités, jamais il n’y a eu de tension communautaire chez nous et nous en sommes fiers. 

Ce matin l’ambiance était chaleureuse et amicale mais aussi pleine d’interrogations et d’inquiétude pour l’avenir de notre Belgique. Une particularité locale tient au fait que lorsqu’une personnalité politique organise un événement public, les bourgmestres et échevins, personnalités politiques locales, toutes couleurs confondues viennent le soutenir. Cela crée un peu de confusion dans l’esprit des sectaires mais tellement de convivialité. J’adore ce melting pot et ce quotidien de la vie, simplement dans le respect des qualités humaines des uns et des autres. C’est ce qui manque cruellement à ceux qui sont en train de négocier un gouvernement. Il faudrait qu’ils viennent plus souvent à Mouscron, nous allons leur expliquer notre méthode !

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Des instantanés de l’ambiance ? cliquez ici !

Christiane

Le service au public

Il m’arrive, de plus en plus souvent, de recevoir lors de permanences sociales, des hommes, des femmes dont la situation est inextricable et qui se retrouvent dans la plus grande détresse morale et matérielle, abandonnés de tous et surtout des administrations.
Cette semaine, un homme est mort chez lui, sa compagne a frappé à toutes les portes (Inami, Cpas, services sociaux de la mutualité et j’en oublie sans doute), j’ai écrit partout et … rien, désespérément rien. C’est désolant de constater que le temps de réaction, d’analyse des dossiers, voire de réponse à de simples demandes d’explications est si long, tellement long parfois que la vie s’échappe sans attendre la réponse.
Je suis profondément attachée au service public et encore plus au service au public mais il y a vraiment des améliorations à apporter.
J’ai connu des familles qui étaient “accompagnées”, par 7 travailleurs sociaux en même temps et d’autres totalement laissées à elles mêmes. Partout où j’ai eu l’ocasion d’être active j’ai plaidé pour une meilleure coordination, une réactivité plus rapide et … je continuerai mais je me sens triste devant ma propre impuissance.

Christiane

Attention à l’amnésie…

En fait, quelque chose m’a échappé : qu’est devenu le cordon sanitaire ? Personne n’en a parlé, comme si cela n’avait jamais existé ou comme si c’était “onbespreekbaar”. Moi, j’aimerais que l’ on en reparle, que l’on reparle d’éthique et pas seulement de stratégie pour sortir du mauvais pas de Bhv. L’extrême droite est elle plus fréquentable aujourd’hui qu’hier ? Ou alors nous sommes tous devenus victimes d’un estompement de la norme ? Jamais, à aucune époque de l’histoire de l’humanité l’on a pu durablement dissocier l’une de l’autre. La politique et l’éthique vont de pair et quand on l’oublie, la barbarie n’est pas loin. Cette fête du onze novembre nous l’a rappelé, attention de ne pas devenir amnésiques.

Christiane

Un arrière goût amer….

Hier au Sénat, tout avait l’air normal. Nos collègues flamands étaient souriants et sympathiques, nous avons voté, nous avons discuté et … rien. Comme si, après le choc, il fallait revenir très vite à la normale et surtout ne rien faire qui puisse empêcher le gouvernement de se mettre en place.
Difficile de dire quel jeu ont joué le MR et le Cdh dans cette mascarade, volonté de se débarasser d’un dossier encombrant à tout prix ? (même celui de la honte), incapacité à se faire entendre auprès des partis flamands ?
Quoiqu’il en soit, ce qui vient de se passer marquera pour longtemps la vie politique de ce pays et nous risquons en tant que francophones d’en faire les frais. Dans un jeu de majorité contre opposition, les flamands sont toujours gagnants de par la force du nombre et si maintenant après le droit du sol on nous impose le droit du plus fort, notre démocratie est mise en danger.
Il ne nous reste qu’à espérer que Yves Leterme et consorts retrouvent assez de sens de l’Etat pour changer de cap mais rien jusqu’à présent ne permet de le dire. C’est un gouvernement faible qui se prépare, ce qui nous donne une responsabilité particulière en tant que socialistes de défendre les hommes et les femmes de ce pays dans ce qui fait leur vie quotidienne et leurs réels besoins.

J’ai le plaisir de vous inviter à venir prendre le verre de l’Amitié, le 18 novembre prochain dès 10h 30 à la Brasserie « La Belle Epoque » Grand Place, 30 à Mouscron, en présence de S.E.M. K.J. WEERASINGHE, Ambassadeur du Sri Lanka en Belgique.

Les bénéfices seront destinés à l’association « Istouti » afin d’apporter une aide médicale aux populations isolées.

Cordialement vôtre.

Plus d’infos sur www.christianevienne.be ? 056/33.49.09 - Place G. Kasiers, 25 - 7700 Mouscron

Christiane

Au revoir Bénédicte…

Je tiens à marquer mon affection. L’expression est belle et elle correspond à ce que je ressens pour Bénedicte. Il y a tant de choses à dire au sujet de son professionnalisme, de ses compétences en matière d’écriture et de ses qualités de c?ur ! J’ai envie de souligner ce que j’aimais le plus chez elle, cette qualité si rare de savoir écouter.
J’ai fait sa connaissance il y a cinq ans, lorsque je me suis investie en politique. Elle était impressionnante les premières minutes et ensuite et pour toujours, elle avait cette capacité de vous mettre à l’aise. Son écoute était magnifique, attentive et scrutative, elle voulait aller au fond des choses et au fond des êtres. Elle acceptait de se laisser étonner et jamais elle ne m’a donné l’impression d’avoir écrit son article dans sa tête et de ne vouloir entendre que ce qui conforterait son opinion. A l’inverse, elle était tout en concentration, l’intelligence acérée et la plume sans complaisance mais lucide et empathique. Chacune de ses questions était une occasion d’aller plus loin dans la réflexion, de bousculer les idées toutes faites et bien souvent, je suis sortie de l’entretien la tête en ébullition … Elle représente pour moi ce que le journalisme politique a de meilleur, ses valeurs imprégnaient son action et interpellaient ses interlocuteurs.
Claude, je pense à toi, elle vivra toujours pour ceux qui l’ont aimée et qu’elle a marqué de sa lumineuse personnalité.

Christiane

J’aime…..je n’aime pas…

Je n’aime pas la Toussaint, je n’aime pas le changement d’heure, je n’aime pas l’hiver …
Enfin, je ne vais pas étaler ici mes états d’âme mais reconnaissons que cette période qui va de maintenant à la Saint Sylvestre n’est pas la plus réjouissante de l’année !
J’ai participé à quelques cérémonies d’hommage aux anciens combattants et parcouru quelques cimetières ces derniers jours et il me semble important de se souvenir mais pas n’importe comment et de n’importe quoi. Tous ces hommes (il n’y a presque que des tombes masculines) tombés pour la patrie étaient ils conscients de ce qui leur arrivait, leur sacrifice a t il toujours été utile ? Combien d’entres eux ne sont ils pas morts dans des bombardements inutiles, des combats perdus d’avance … Combien de fois faudra t il que l’humanité dise “cela ne se reproduira jamais” pour que l’on arrive a régler nos conflits autrement qu’à travers la guerre.
Je suis effrayée de voir les foules fanatisées réclamer la guerre en Turquie, de voir la violence s’ancrer dans le Moyen Orient, en Afrique et dans de nombreux endroits du monde.
Je me demande quel monde je laisserai à mes enfants et parfois je me sens impuissante comme si les grandes pulsions de l’humanité rendaient la violence impossible à éradiquer, comme un cancer qui se transforme mais ne disparait jamais.
Dans le socialisme j’aime aussi l’internationalisme et le pacifisme, je crois qu’aujourd’hui, plus que jamais, il est urgent de rappeler que la paix est la condition du développement mais que la paix se gagne tous les jours, elle n’est jamais un acquis.