5 octobre 2007
Etre camarade….
Les débats dans la fédération PS de Wallonie Picarde se sont clôturés hier. Pour la troisième fois, j’ai eu l’occasion de présenter les raisons de ma candidature au bureau national. A chaque fois que je m’exprime devant une assemblée de camarades (et oui, le mot fait encore sens pour moi), je me sens une responsabilité particulière. Je me ressentirai toujours au PS un peu comme une travailleuse émigrée, un produit d’importation, voire une adoptée. Je ne suis pas naïve au point de n’avoir jamais remarqué que ma présente, ce que je représente (l’ouverture aux chrétiens de gauche), ne plait pas à tout le monde. Et pourtant, j’ai été accueillie avec amitié, fraternité et quelles qu’aient pu être les difficultés rencontrées j’ai eu le soutien des gens que j’estime, de ceux qui n’attendent pas de mandat rémunérateur, de reconnaissance quelconque, de ceux qui sont là parce qu’ils y croient, parce que cela fait sens dans leur vie. C’est pourquoi aussi, cela fait sens dans la mienne ! L’étiquette “chrétienne” est assez paradoxale en ce qui me concerne. Si j’ai effectivement consacré une partie de la vie professionnelle au Mouvement Ouvrier Chrétien, sur le plan philosophique, je suis de culture protestante, non pratiquante et laïque. Même si, “faire son devoir, sans attendre de récompense” constitue pour moi une colonne vertébrale, je suis toujours un peu amusée de me voir affublée d’une espèce de mission de porte parole du monde catholique … mais il existe des nuances difficiles à expliquer et finalement, je ne m’en porte pas plus mal.

C’est quoi la Wallonie Picarde ?
Le bout d’une Wallonie rattachiste ?