Archive pour septembre, 2007

Christiane

Des idées polluantes…..

La semaine est calme, peu de réunions en soirée pour cause de chômage technique en attendant un gouvernement. Alors je regarde la télévision et depuis lundi j’ai assisté à … une bonne vingtaine d’assassinats, à peu près autant de viols, quelques cambriolages, deux ou trois autopsies, et j’en oublie certainement. Cela fait tout de même beaucoup d’hémoglobine pour une demi semaine. J’ai beau me dire qu’un adolescent en apprend plus en matière de violence en une seule gifle qu’en une année de télévision, cela m’inquiète de constater la banalisation de la violence. Et cela me donne envie d’établir un lien avec la violence dans les écoles, dans la rue. La pollution ne concerne pas que l’environnement, certaines idées aussi sont polluantes et nous font courir des risques sociétaux importants, je suis convaincue que la violence en fait partie.

Christiane

Attention à l’anesthésie…

Lu dans la revue de l’Ucm sous la plume de J.L. Reginster sur la régionalisation de la politique de l’emploi : “Un tel regroupement (Onem-Forem) … ne donnera des résultats en Wallonie et à Bruxelles que s’il s’accompagne d’une révision du rôle des syndicats dans la distribution des allocations de chômage. Le système à concevoir doit les inciter à remettre les gens au travail, pas à les maintenir dans une tutelle d’assistanat qui rapporte d’autant plus aux syndicats que les chômeurs sont nombreux à y émarger”. Interesting, isn’t ?
J’ai souvent entendu dans la bouche des partisans du libéralisme que les demandeurs d’emploi étaient responsables du chômage mais cette fois ci ce sont les syndicats … c’est incontestablement une idée forte (et une fois de plus) qui permet à certains de faire l’économie d’une véritable réflexion sur le développement économique et la création d’emplois. Vivement que le plan Marshall porte ses fruits parce qu’à force d’entendre des inepties l’on en deviendrait anesthésié, ce qui serait le plus grave finalement !

Samedi je participais à une cérémonie sympathique au Shape dans le cadre de la commémoration des quarante ans de présence américaine à Chièvres. Au delà des options gouvernementales que je désapprouve totalement (guerre en Irak, déstabilisation en Palestine, et j’en passe et des meilleures !), il faut reconnaître que les américains sont sympathiques, ils ont un sens certain de la convivialité. L’on argumentera que c’est superficiel et factice, n’empêche … c’est tout de même drôlement plus agréable que la mine de certains commerçants ou caissières des supermarchés devant lesquels l’on s’excuserait presque de venir effectuer nos achats.
Cela m’a fait réfléchir à ces quarante dernières années, les commémorations des deux dernières guerres ont pris de la place ces derniers, comme si nous voulions être sûr de ne pas oublier et en même temps nous protéger d’un retour possible de la barbarie. Et pourtant, la barbarie ne nous a jamais quitté, à l’échelle mondiale (les massacres, la torture par le sous développement …) mais aussi à notre porte, combien d’exclus (expression pudique s’il en est, exclus de quoi ?), d’injustice, de violence. Nos prisons sont pleines à craquer mais nous n’avons toujours pas trouvé de solution pour que toute notre population ait enfin accès à la culture, à un niveau de vie digne.
Enfin, la technologie évolue mais les rapports humains ne changent pas, l’ Homme progresse peu, hélas.
Il y a quelques siècles, Lao Tseu disait :

Même dans la victoire il n’est pas de beauté! Et celui qui la nomme belle est de ceux qui trouvent de la joie dans le massacre, et celui qui trouve de la joie dans le massacre ne réussira pas dans son ambition à gouverner le monde. Des lamentations de deuil devraient accompagner les foules égorgées et la victoire devrait être célébrée en des rites funèbres.”

Christiane

“A Blind Call”

La ligue braille a lancé une campagne originale de récolte de fonds baptisée «a blind call». L?objectif visé est évidemment d?accroitre les actions en faveur des personnes handicapées visuelles par un investissement soutenu dans la recherche médicale et technologique ou par l?octroi de services comme l?apprentissage de l?utilisation d?une canne blanche, l?apprentissage du braille et l?octroi d?un chien d?assistance.
Le principe de l?opération est simple : il s?agit d?inviter les citoyens qui possèdent un GSM à programmer le 070 22 22 30 comme premier contact dans son répertoire avec comme nom de référence «A blind call». Ainsi, si vous oubliez de verrouillez le clavier de votre GSM, votre appel accidentel se fera au profit de la ligue braille. L?association précise que lorsque l?appel n?est pas intentionnel, l?appel sera coupé après 30 secondes, vous coutant et leur rapportant 0,75 cents.

Pour participez, faire participez vos connaissances, relayer cette opération ou obtenir plus de renseignements, consultez www.ablindcall.be.

Christiane

La nature humaine est ainsi faite

J’ai posé ma candidature pour représenter ma fédération au bureau national. Nous avons eu un excellent débat hier soir et une fois de plus je me suis amusée (et j’ ai été étonnée d’entendre) qu’il y avait trop peu de lieux de débats au sein du parti socialiste. De ma petite expérience (qui commence à compter tout de même), je n’ai jamais fréquenté aucun groupe ou association où les lieux de débats étaient aussi nombreux : dans les unions communales, les fédérations, dans les groupes de travail, les commissions et j’en passe … mais, il est vrai aussi que ce sont souvent ceux qui sont muets au cours des réunions qui ont le plus à dire dans les couloirs et qui se plaignent le plus d’être muselés. Je n’ai jamais eu à me censurer, mais j’ai parfois pris le risque de ne pas être populaire … et oui, c’est le prix à payer : déplaire et pire encore, se tromper. Un jour, quand j’aurais du temps, j’écrirai un ouvrage sur “les couillons et les couillonnes”, j’ai beaucoup de sympathie pour ce groupe social auquel nous appartenons tous à un moment ou à un autre et qui constitue le gros de la masse de l’humanité. Dans un groupe cela donne : “tu as raison, tu as bien fait de le dire, je suis de ton avis mais ….”, “je ne suis pas du tout d’accord avec lui (le dirigeant) et la prochaine fois je lui dirai ma façon de penser …”. La nature humaine est ainsi faite mais … les regrets sont stériles alors … Avanti !

Hier à Lille, au cours d’un congrès sur l’innovation en matière d’accueil pour les personnes âgées ((Age3), une participante d’origine africaine faisait la réflexion suivante : “chez nous les personnes âgées sont des sages, leur expérience est essentielle et ils sont respectés et utiles”.
Cela m’a frappée car j’ai deux amies, deux femmes dynamiques et très investies dans leur vie sociale qui sombrent dans la dépression tant elles sont angoissées à l’idée d’être bientôt à la retraite. Je les comprends car ne plus travailler c’est aussi ne plus exister, ne plus être invitée dans les réseaux que l’on fréquentait, être rayée des listes d’invitation de toutes les occasions de rencontres liées au métier, ne plus se sentir utile et quel qu’ait été le statut qui était le nôtre avant le moment fatidique, “retraité” constitue un terme générique et égalitaire qui, d’une certaine manière, authentifie l’exclusion … mis sur le côté, dans sa retraite. Brr … ça fait froid dans le dos !
Les valeurs de notre société accordent une telle importance au statut, chacun se situant par rapport à son activité professionnelle, ce n’est pas ce que nous sommes (nos qualités individuelles intrinsèques) qui importent mais ce que nous faisons, comment nous gagnons notre vie, en fait, de quels moyens nous disposons pour nous positionner en tant que consommateur !
Il n est donc pas étonnant que le regard que la société porte sur le vieillissement soit aussi dévalorisant, aussi excluant et cela me fait tout autant peur lorsque l’on me dit qu’il faut trouver de quoi s’occuper, demeurer actif pour être reconnu lorsque le travail ne remplit plus ce rôle car j’aimerais tant que “être” se suffise en soi et qu’à un âge où l’on n’a plus rien à se prouver ni aux autres l’on puisse enfin être soi sans complexes, tout simplement.

Christiane

-ge puissance 3

Ce vendredi 14 septembre, j’ai participé au salon professionnel “-ge 3″. Ce salon des structures, services d’accueil et hébergement des personnes âgées dépendantes se déroulait à Lille où les acteurs belges et français du secteur ont largement débattu sur la thématique de “L’innovation”. J’ai pris la parole (voir discours ci-dessous) aux côtés de Valérie LETARD, Secrétaire d’Etat française à la Solidarité, devant un parterre de professionnels du secteur. C’est toujours pour moi très enrichissant d’échanger mes points de vue avec nos amis français. Je ne peux que me réjouir de la qualité des débats dont je ne manquerai pas de vous tenir informés.

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-ge Puissance 3, Lille Grand Palais, 14 septembre 2007.

Mesdames, Messieurs,

Avant d?aborder les questions plus spécifiques liées aux évolutions de la prise en compte des besoins des personnes âgées en Région Wallonne, permettez-moi d?attirer votre attention sur quelques données chiffrées :

En Belgique aujourd?hui la pension de retraite moyenne des femmes est de 648?, pour les hommes, elle atteint 833?? alors que le seuil de pauvreté se situe autour de 8OO?. Force est de constater que les femmes disposent en moyenne pour vivre de revenus qui se situent en dessous du seuil de pauvreté.

C?est un élément essentiel de la réflexion car quelle que soit la qualité de la prise en charge des besoins que nous organiserons, encore faut-il qu?elle soit accessible !

D?autre part, 98,3% des aides familiales sont des femmes, 88% des infirmiers sont des femmes et 99% des plombiers sont des hommes. Sans caricaturer outre mesure, il est claire qu?une grande partie de l?emploi féminin se concentre dans le secteur des services, qu?il bénéficie de salaires généralement peu attractifs et de contrats à temps partiel? en conséquence de quoi (à cela s?ajoutent les carrières incomplètes) les retraites des femmes sont très modestes et les placent dans les catégories les plus pauvres de la société.

D?un point de vue plus macro-économique, le Comité d?étude sur le vieillissement du Conseil Supérieur des Finances dans son rapport de 2007 sur les perspectives d?évolution du coût du vieillissement d?ici 2050 indique :

? qu?entre 2006 et 2030, c?est 4,4% du PIB qui devrait être consacré à la politique du vieillissement pour répondre aux besoins
? ce rapport passe à 6,2% à l?horizon 20050
En tenant compte d?un taux de croissance annuel de 1,75% par an (hypothèse moyenne) et d?un taux de chômage structurel de 8%.

L?on est loin ici des hypothèses alarmistes qui circulent en affirmant que l?Etat sera en incapacité de prendre en charge les évolutions en matière de soins de santé et de prise en charge.

D?autant plus que « dans un scénario alternatif, les années supplémentaires de vie s?accompagnent d?un gain de durée de vie et de bonne santé. La moitié des années de vie supplémentaires se passe en bonne santé. Cette hypothèse a pour conséquence que la probabilité de recours aux soins se réduit quelque peu dans l?ensemble des classes d?âge. Les dépenses de soins de longue durée sont estimées dans le scénario de base de 2% du PIB en 2050, à 1,9% dans le scénario alternatif » (Page 19 du rapport cité précédemment).

Quoi qu?il en soit, quelle image notre société développe t?elle de ses aînés ? Quelles sont les conséquences de ce regard sur les personnes âgées elles-mêmes et finalement, quelle responsabilité les pouvoirs publics exercent-ils en matière de transmission de cette vision. Etre âgé aujourd?hui, c?est vivre quotidiennement comme une charge, un poids pour la société, un ou une « inutile », quelqu?un qui dérange, que l?on préfère éloigner de notre vue dans sa maison de repos. Cette image, lourde et dérangeante crée un sentiment d?exclusion. Les valeurs de notre société prônent tellement la jeunesse (éternelle de préférence), la performance que les aînés ne s?y retrouvent pas. En conséquence, les dépressions nerveuses sont très nombreuses et vont parfois jusqu?au suicide dont les chiffres sont plus qu?inquiétant.

Changer le point de vue, donner une image positive du vieillissement constitue aussi un défi et obligation éthique pour les pouvoirs publics.

Notre société est malade de ses vieux et la maladie des aînés, c?est avant tout la négation de leur statut d?adulte. Un adulte reste un adulte tout au long de sa vie, quel que soit son état mental et il doit pouvoir effectuer lui-même les choix qui le concernent, que ce soit son lieu de vie, ses orientations sexuelles et son partenaire (jusqu?au dernier jour de notre vie chacun de nous est sexué et personne ne redevient un enfant, parfois, la dégradation de la santé mentale vient augmenter la dépendance mais nous sommes toujours des adultes !). Vous l?aurez compris, selon moi, la question liée au vieillissement de la population nécessite des réponses collectives dont nous devons TOUS être conscients.

La mise en place d?un parcours du vieillissement doit impérativement tenir compte de cet élément, que ce soit au domicile, en accueil de jour ou en court séjour dans une maison de repos et de soins, en résidence service ou en accueil résidentiel, chaque étape doit rester un choix et de ne pas être imposée de l?extérieur. La garantie de ce choix est la conséquence d?une offre large, accessible financièrement et de proximité.

Distinguer « placer » et « entrer » en maison de repos. Se placer dans la dynamique de l?« entrée » en maison de repos consiste à impliquer au maximum la personne âgée, parce qu?elle en est la principale intéressée. Selon moi, une des réflexions qui devrait être menée est de mettre en place des articulations entre les services d?aide à domicile et les maisons de repos pour mieux préparer ce passage encore trop souvent ressenti de manière douloureuse.

L?adulte vieillissant éprouve les mêmes besoins tout au long de sa vie ; les évolutions de sa dépendance aux autres constituent le c?ur de l?accompagnement nécessaire, vieillir est un processus naturel, cela n?est pas une maladie. Nos institutions d?hébergement doivent donc se distinguer très clairement d?institutions hospitalières, elles doivent être des lieux de vie, de convivialité, d?échanges et de développement personnel? loin des « hospices » du passé. Les évolutions récentes en matière d?éthique et de respect du droit des individus ne sont pas sans conséquences sur nos pratiques, le mariage des personnes de même sexe, la multiculturalité doivent donc modifier nos pratiques au sein des institutions d?accueil et d?hébergement.

La Région Wallonne vient de prendre une série de mesures qui vont dans ce sens, que je souhaite brièvement mettre en valeur :

? L?implantation, dans les Maisons de repos et Maisons de repos et de soins, de normes qualité dont l?objectif est de visibiliser les effort consentis en matière d?accueil, d?accompagnement et d?encouragement à l?autonomie ainsi qu?une attention accrue à la qualité de la nourriture.
? La mise en lumière du concept de bientraitance et la lutte contre son contraire, la maltraitance font l?objet d?un travail législatif intéressant. Une personne âgée sur 2 se ressent victime de maltraitance (dans 30% des cas, il s?agit de maltraitances financières), le plus souvent l?auteur est un proche et les faits se produisent au domicile de la personne âgées. La retraite de la personne constitue aussi souvent le revenu de base du noyau familial constitué avec les enfants et parfois même les petits-enfants.

Dans nos sociétés occidentales évoluées, il est clair que la place des aînés mérite une réflexion de fonds et que les moyens publics doivent être orientés pour permettre à chacun d?accéder à une vieillesse digne et respectueuse de son choix. Il s’agit, dès lors, de mettre l’excellence au service de nos aînés !

Les dispositifs d?aide, de soins et de séjour viennent compléter notre système de sécurité sociale afin de rencontrer des besoins matériels. Mais il importe également de réunir les conditions optimales d?une vie épanouissante au cours de la retraite. Aujourd?hui, la plupart des maisons de repos ne sont plus des endroits clos mais bien des espaces de vie ouverts où la vieillesse est un moment permettant l?éclosion de potentialités nouvelles pour les personnes âgées qui y sont hébergées.

L?amélioration des conditions de vie des aînés implique avant tout d?accepter comme postulat de départ le fait que les souhaits et les désirs de ces derniers puissent, dans la plus grande mesure possible, être satisfaits. Et s?il est bien un souhait exprimé par la majorité des aînés, c?est celui de continuer à pouvoir « croquer la vie à pleine dent » ! En restant actifs, en participant à la vie sociale, en conservant leur autonomie, en gardant l?amour de leurs proches,?

Dans ces conditions, les choix politiques pour les décennies à venir devront, sans aucun doute, répondre à ces différents souhaits : ils sont légitimes, j?ajouterais même qu?ils leur sont dus !

Je vous remercie.

De part ma fonction précédente en tant que Ministre wallonne de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, j’ai noté les nombreuses difficultés et la grande détresse rencontrées par les personnes à mobilité réduite dans leur vie quotidienne en terme d’accessibilité. A mon initiative, le 10 mai 2007, le Gouvernement wallon a adopté une note d’orientation visant à mettre en place un référentiel de base en matière de critères d’accessibilité.

C’est dans cette continuité que j’ai adressé une lettre à Bruno TUYBENS, Secrétaire d’Etat aux Entreprises Publiques, afin de m’assurer de la prise en considération des personnes à mobilité réduite dans les investissements et la modernisation des infrastructures de la Poste et de la SNCB.

Jouir des services publics en toute liberté est un droit fondamental dans notre société et obliger par exemple les personnes en chaise roulante à n’utiliser que certaines gares (par manque d’infrastructures adaptées), à n’utiliser de préférence que les trains en dehors des heures de pointe ou à prendre rendez-vous 24h à l’avance avec les services de la SNCB pour pouvoir embarquer dans un train est une situation dévalorisante et inadmissible.

La Poste faisait, quant à elle, voici quelques jours largement écho du nouveau plan d’investissement visant à moderniser une centaine de bureaux d’ici la fin de l’année, et d’engager ensuite quelque 200 nouvelles modernisations d’ici 2009. Dans ce cadre, Monsieur Johnny Thys déclara : “qu’avec peu de moyens, nous nous sommes rendus compte que nous pouvions améliorer l’environnement d’un bureau de poste pour le rendre accueillant”. Très heureuse d’apprendre que ces travaux auront un co?imité, je souhaite, cependant, ?e certaine que ces aménagements tiendront compte des 37% de la population à mobilité réduite (personnes handicapées, personnes ?eacute;es, femmes enceintes, …).

Par cette interpellation, j’entends bien poursuivre mon combat pour faire de la Belgique un exemple en terme d’accessibilité.

Christiane

Bienvenue à Julien!

Je suis grand mère pour la 7ème fois, il s’appelle Julien et c’est un gros gar? de 3kgs850. Sa maman se remet d’un accouchement difficile et lui, est en pleine forme. Avec mes neuf enfants, j’ai un laboratoire des évolutions sociales à observer quotidiennement : familles recomposées (gardes alternées difficiles), couples en construction et parfois en difficulté, recherche d’emploi et pour la plupart d’entre eux travail peu rémunéré et certainement pas en fonction de leurs qualifications (?e universitaire ne permet plus de gagner sa vie aujourd hui) … Mais aussi, les belles solidarités en famille et avec les amis, les engagements passionnants, les f?s, les “trucs de fou” à partager, les entreprises qui se créent… Bienvenue Julien dans ce monde de fous et finalement “la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie!”
Mais heureusement pour Julien, il peut compter sur une école financée par les pouvoirs publics pour soutenir son éducation, des soins médicaux accessibles et des allocations sociales en cas de coup dur, enfin … pour le moment et si l’Union Européenne ne nous oblige pas à marchandiser tout cela d’ici à ce qu’il soit un adulte. Mais là, Julien, je compte sur toi pour veiller au grain !

Christiane

De la mobilité…

Gouvernement ou pas, aujourd’hui je reprends un rythme de travail normal. Je vais à Bruxelles au Senat et je prends le train. Lors de la dernière législature, j’avais renoncé au train car les horaires irréguliers et tardifs rendaient l’usage des transports publics difficile. Mais maintenant, j’y vais. J’ai repris le travail législatif en mains et j’ai 22 propositions de loi en réserve, bien s?lles ne seront pas toutes réalisées mais je me rends compte que plus nous complexifions le système en y ajoutant des couches plus il y a de “trous” dans le filet de sécurité et certains de nos citoyens sont réellement lésés et leurs droits sont diminués. C’est particulièrement vrai pour les personnes vivant un handicap et les malades chroniques. Si nous revenons au chemin de fer, il faudra proposer au prochain ministre de faire Bruxelles-Mouscron en train avec une chaise roulante … cela devrait le faire réfléchir.

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